J'aimerais avoir une photo de nous* . Tous ensemble. On forme une sacré bande, des cas sociaux jusqu'à la moelle. Et c'est tellement loin de ce que j'imaginais. Et à la fois tellement mieux. De nos sorties [c'est un conseil, c'est pour vous que je dis ça, chers lecteurs, Chambre 1408, évitez-le au ciné. Une daube.], à nos délires bizarre
[ Et pour vous, un extrait, une perle de chacun: "Ah ben toi, quand tu parles anglais, c'est bizarre, tu parles bio." "Comment on dessine un rectangle ?" "Déconne pas, j'ai coincé la queue de mon mouton dans la fermeture de mon sac. D'ailleurs mon sac, il a la lèpre, jte jure. Alors c'est pas la peine qu'en plus il te serve de balai Swiffer !" "Elle s'est battue avec un clodo pour avoir son manteau celle-là ! Ou alors elle a été le chercher au Cathéchisme Populaire." "J'aurais pas du laisser ma soeur rouler dans les escaliers" "Viva la lumaca !" ]
Tout d'abord, il y a Elle. Tant d'années en commun. Hormis celles du collège, malheureusement. Mais c'est du passé. J'imaginais tout sauf ces retrouvailles. C'est étrangement ma meilleure amie [D'accord, ce fut rapide. Mais je l'explique pas, c'est comme ça, c'est tout], mon double et une alcoolo (ça rentre dans la seconde catégorie remarquez) . Des goûts musicaux similaires, ou presque (elle n'a pas digéré Kenza Farah et je n'ai pas digéré Daft Punk), des confidences, des fous rires ["Mdr" "Qu'est ce que t'as ?" "Je viens de voir un môme monter le trottoir d'en face" ; "J'ai essayé d'appeller mon chien Bulle mais il a pas répond
u. Il est con ce chien, c'est moche Toupi. "Il fait trop froid !" "Je sais pas, j'ai pas ammené mon thermomètre" . " ]
Il y a une autre elle. Que j'ai cotoyé pendant 3 ans sans jamais lui adresser la parole. Cercle d'amies trop différents. Me rendant compte à présent de ce que j'ai manqué. Ses envies incessantes de bouger, sa recherche de manteau, les modules de maths ["Bon, t'es sure que t'as compris, je peux le faire si tu veux ?" "Non, c'est bon" ----> Conclusion 3/10, hein xD "Mais alors elle, elle est pareille que les vieux... Z'aiment pas les gens, ils... Mais quoi qu'est ce qui a ?" "Huuuum, devant toiiiii" "Ah, m***e, un senior, je suis vraiment quiche, même si je m'appelle pas Laurène" ]
Lui. Qui ressemble à s'y méprendre à mon meilleur ami de collège. Un garçon exceptionel. Et vraiment pas comme les autres. Que l'on ne peut être que fière de connaître. [ "C'est vrai ?" "Ben oui jtassure" "Ah ouais ? C'est vrai ?" "Ben ouiiiii puisque je te le dis 'taiiiiiiiiin !" "Jte crois pas" "Tu sais quoi, j'm'en fous à la fin !" ; "Laura: tais-toi !" "Je dis ce que je veux, me soule pas, gneeeeeu !" ----> Conclusion, la prof nous a donné à faire 15 lignes afin d'exprimer des regrets, in english sure ; "J'ai maaaal au dos" "Tu veux que je te fasse un massage ? Héhé" "Noooooooooon, j'ai plus mal là, ça m'a passé" ]
Puis pour terminer, un autre lui. Si on m'avait dit en début d'année que je m'entendrais très bien avec lui, je lui aurais conseillé d'arrêter la fumette et/ou la boisson. Le style de gars que j'aurais préféré éviter. Redoublant, ne saquant pas 75% des gens, intimidant... Ce n'était franchement pas gagné d'avance. Et pourtant, le temps a eu raison. Les préjugés ont trépassés. Ce qui a donné lieu à de beaux délires [ "Je vais te pipeter" ; "Ah tiens, on utilise une pro-pipette pour ce TP, ça va pas m'aller, je suis qu'amateur moi" ; "Y'a des tortues dans ce parc" "Ouais, c'est ça, c'est marqué nul part et j'en ai jamais vu !" "Ben moi si, l'année dernière. J'étais avec je sais plus qui, ah si tu sais la fille de 1ere qui est repartie en Martinique, les autres je sais plus." "Ah ouais comme par hasard, elle est partie à chépa combien de km !" ; "On aurait du aller voir le film avec les écureuils au lieu de ce truc galleux de Chambre 1408, j'ai failli m'endormir" "Ah parce que dans Alvin et les Chipmachin y'aurait eu plus d'action ?" ; "Mais c'est l'heure de pointe des cas soc ici !" "Wow, timing parfait, reste ici, j'y vais !" ; "Come with me Mickaël ! I'm from America, you have a head of ass !" ]
J'vous aime. Et la plupart de mon bonheur, je vous le dois.